La réponse courte
Peut se présenter à l’élection présidentielle un citoyen français âgé d’au moins 18 ans, inscrit sur les listes électorales, jouissant de ses droits civiques et n’étant pas frappé d’inéligibilité.
Le point décisif, en pratique, est l’obtention de 500 présentations d’élus (maires, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, etc.) provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, sans qu’un même département dépasse un dixième du total.
Le cas de l’inéligibilité : l’exemple Marine Le Pen
Une peine d’inéligibilité interdit de se présenter pendant sa durée. Marine Le Pen, condamnée en première instance en mars 2025 à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, a vu la cour d’appel ramener cette peine, le 7 juillet 2026, à 45 mois dont 30 avec sursis : la partie ferme, décomptée depuis 2025, était purgée fin juin 2026.
Elle est donc éligible pour 2027 malgré une condamnation à trois ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique, et malgré son pourvoi en cassation. Le cas illustre que c’est la peine d’inéligibilité, et non la condamnation pénale en elle-même, qui conditionne le droit à se présenter.
Pourquoi tout le monde ne peut pas réellement aller au bout
Une notoriété médiatique, un bon sondage ou une forte présence sur les réseaux ne suffisent pas. Pour devenir un candidat réel, il faut une organisation, des relais territoriaux et la capacité de convaincre des élus de parrainer la candidature. Florian Philippot et François Asselineau, par exemple, n’avaient pas réuni les 500 signatures en 2022.
C’est pour cela qu’il existe toujours un écart entre les personnalités dont on parle beaucoup et celles qui ont une chance concrète d’être officiellement sur la ligne de départ en avril 2027.